Quand établir l’abandon de poste en CDI et quelles sont ses implications ?

La relation de travail entre un employeur et son salarié dans un CDI n’est pas perpétuelle. L’une des parties peut décider de mettre fin à cette relation. Lorsque l’initiative est de l’employé, on parle de démission. Mais alternativement, ne sachant pas comment négocier une rupture conventionnelle avec son employeur, le salarié peut décider de mettre son entreprise au pied du mur en abandonnant son poste. C’est une situation qui est de plus en plus fréquente dans les contrats de travail. Après lecture de cet article, vous serez mieux renseigné à propos.

Définition de l’abandon de poste

L’abandon de poste en CDI désigne une absence injustifiée ou prolongée d’un salarié qui quitte son poste de travail du jour au lendemain, sans prévenir ni indiquer une éventuelle date de retour. Plusieurs cas peuvent justifier cette situation. Le salarié ne vient plus après ses congés payés ou après un congé maladie. Le salarié peut ne pas se présenter au travail tout d’un coup parce qu’il est las de ce travail. Cette absence injustifiée ne signifie pas obligatoirement un abandon de poste. Un employé hospitalisé peut être dans l’incapacité de prévenir son employeur. Donc l’employeur doit agir avec précaution.

Établissement de l’abandon de poste

L’employeur doit d’abord tenter de joindre le salarié (par téléphone, courrier ou ses proches) pour prendre des nouvelles du salarié et connaître les raisons de son absence. Avant d’établir un abandon de poste, l’employeur doit mettre en demeure son employé. C’est dire qu’il doit demander à son employé de reprendre son poste ou s’enquérir des motifs de l’absence par courrier avec accusé de réception. Au bout de 3 à 4 jours, si l’employeur n’a pas reçu de justificatif d’absence, il peut établir l’abandon de poste.

Mesures à prendre par l’employeur

Dans un contrat de travail, l’intérêt de l’entreprise occupe une grande place. Ainsi, lorsqu’après la mise en demeure du salarié par l’employeur, celui-là ne justifie pas son absence et décide définitivement d’abandonner son poste, le licenciement pour faute grave peut être décrété. Lorsque l’employé reprend son poste, des sanctions lui seront appliquées mais il n’y a pas de risque de licenciement. Dans les 6 semaines qui suivent le constat de l’abandon de poste, l’employeur peut entamer la procédure de licenciement.

Conséquences pour le salarié

L’abandon de poste en CDI est véritablement un moyen efficace pour l’employé de se libérer des agissements tumultueux de l’employeur sans pour autant perdre certains avantages. Il obtiendra certains gains qu’il n’aurait pas s’il démissionnait. De la même manière, il peut refuser de conclure avec son employeur la rupture conventionnelle en CDI. En effet, dans ce dernier cas, l’employeur n’est pas obligé de lui accorder des allocations de chômage. Il est vrai que lorsque le salarié est licencié pour abandon de poste, il ne bénéficie pas de l’indemnité de préavis ni de l’indemnité de licenciement. Mais il touche l’allocation de chômage s’il respecte les conditions posées par Pôle emploi. Mais il peut arriver que l’employeur prenne son temps pour acter l’abandon de poste par le licenciement. C’est un point important que le salarié doit prendre en compte lorsqu’il décide d’abandonner son poste. L’abandon de poste doit être alors le dernier recours du salarié à ses problèmes dans l’entreprise.

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